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Testamento sur France Bleu : « Le testament en ligne sert-il à quelque chose ? »

France Bleu, le 3 décembre 2013. 

Un nouveau service de testament en ligne est lancé mardi par un site privé. Un service payant, qui dans beaucoup de cas ne vous permettra pas de vous passer de notaire.

Testamento, site de testament en ligne , a été lancé mardi par une société privée. Il ne s’agit pas d’un site de notaires. Ce sont les testaments olographe qui sont concernés, c’est-à-dire les testaments écrits à la main. Testamento génère donc des documents types qu’il faut ensuite recopier, et éventuellement enregistrer auprès d’un notaire.

Comment ça marche

L’inscription est gratuite. Ensuite, il faut répondre à quelques questions : sexe, âge, situation maritale, ville de naissance, adresse etc. Rapidement, Testamento vous propose deux choix : une formule à 35 euros, pour un testament à conserver soi-même, ce qui ne l’empêche pas d’être valide mais est plus risqué. Ou alors, pour 70 euros, le site vous propose de se charger à votre place d’enregistrer votre document sur le fichier national officiel, en passant par un notaire.

Pour qui ?

Testamento ne cache pas que son service est destiné aux personnes ayant des demandes simples, plutôt les « 30/50 ans en couple ». Ce qui représenterait déjà 10 millions de personnes. Les testaments olographes sont la forme la plus simple de testament, mais pourtant beaucoup ne sont finalement pas validés juridiquement à cause d’erreurs : pas de date, pas de signature, ou encore des imprécisions qui ne permettent pas de trancher sur qui obtient quoi. Testamento a l’avantage de vous assurer un modèle viable.

Le notaire toujours indispensable

Mais le service ne se substitue pas à un passage chez le notaire. Or dans certains cas, cette étape est obligatoire, notamment quand des biens immobiliers entrent en jeu. Et de manière globale, il est conseillé de faire enregistrer son testament plutôt que de le garder pour soi. 

Si Testamento affirme donc ne pas vouloir empiéter sur les terres notariales, une partie de la profession n’apprécie pas cette initiative. « On ne rédige pas un testament comme on achète une baguette de pain » selon Me Thomas-David dans le Figaro. Le marché des successions représente autour de 60 milliards d’euros par an.

Par Marina Cabiten, France Bleu, le 03-12-2013.